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Voilà une bonne nouvelle : les industries mécaniques ont enregistré une hausse de 3,9 % de leur chiffre d'affaires en 2010, à 101, 2 milliards d'euros. Ce redressement est d'autant plus spectaculaire que le premier semestre 2010 avait été difficile, avec une activité en baisse par rapport à 2009, qui avait pourtant été une très mauvaise année (15 % de baisse par rapport à 2008, année record). Grâce à ce redressement, les industries mécaniques retrouvent leur niveau des années 2005-2006.
L'automobile, l'aéronautique, le ferroviaire et le nucléaire ont le plus tiré la croissance des industries mécaniques en 2010.
Dans le détail des chiffres communiqués par la Fédération des Industries Mécaniques, on remarquera la performance de la France à l'export : + 9,4 % (à 41,2 milliards d'euros) par rapport à 2009. Il est des secteurs où la France ne s'en sort pas si mal...
Il reste malgré tout des ombres au tableau. Les industries mécaniques, premier employeur industriel de France, ont vu baisser de 4,8 % leurs effectifs en 2010 à 620 000 salariés (ceux-ci représentent environ 20 % de l'emploi industriel). Aujourd'hui, la dégradation a été stoppée et les prévisions 2011 sont plus optimistes compte tenu de la reprise de l'activité amorcée et confirmée en 2010.
Pour 2011, le rebond de l'activité devrait se confirmer pour les différentes professions de la mécanique (le machinisme agricole devrait repartir). Et une hausse de 5 % est espérée.
La FIM estime que nos industriels sont pénalisés et appelle les pouvoirs publics à prendre des mesures fortes dans plusieurs domaines prioritaires. La plupart sont connus : réduction du coût du travail (et notamment de certaines charges sociales), simplification du système administratif, modération de l'augmentation du prix de l'électricité, suppression de l'ISF (beaucoup d'entreprises appartiennent à leurs dirigeants, qui préféreraient investir), encouragement des particuliers à investir dans l'industrie.
Rappelons enfin que les industries mécaniques représentent environ 11.000 entreprises de 10 salariés, se répartissant en 45,6 % dans les industries de transformation, 44,9 % dans la fourniture d'équipements et 9,5 % dans les industries de précision (optique, instruments de mesure, santé).